Communication de l’UDI

FEDERATION DU VAL D’OISE

Unknown Michel Montaldo. Président

ALERTE ECO

le PIB en recul de 0,1% au 3e trimestre 2013, selon l’Insee

 

UDI page 3 / 5

Compétitivité : l’OCDE accable la France

HOME ECONOMIE CONJONCTURE

Par Alexandrine Bouilhet Publié le 14/11/2013 à 06:00. Le Figaro

L’organisation internationale pointe dans son rapport les tares profondes de l’économie française: baisse du niveau d’éducation et de formation, fiscalité excessive, généralisation des 35 heures, smic trop élevé… On comprend mieux, à sa lecture, pourquoi la publication de ce brûlot a été différée à deux reprises cette année.

C’est un rapport accablant. Publiée un an après le rapport Gallois, l’étude commandée par l’Élysée à l’OCDE sur la compétitivité de la France est presque angoissante. Et l’on comprend mieux, à sa lecture, pourquoi sa publication a été différée à deux reprises cette année.

Pour répondre aux pertes records de parts de marché de la France depuis les années 2000, Louis Gallois proposait une recette, somme toute, assez simple: un choc de compétitivité de l’ordre de 30 milliards d’euros, à travers une baisse massive des charges pesant sur les entreprises. Le gouvernement y a partiellement répondu à travers le CICE, le «crédit d’impôt compétitivité emploi». Ce CICE est d’ailleurs l’un des rares bons points accordé par l’organisation internationale au gouvernement français.

Pour le reste, l’OCDE est sans indulgence pour la France. Très sévère, son rapport dénonce les tares les plus profondes de l’économie hexogonale – de l’excès de réglementation à la baisse du niveau d’éducation des jeunes ou du niveau de formation des adultes – comme autant d’obstacles à sa compétitivité. La fiscalité excessive pesant sur les entreprises françaises – la plus élevée d’Europe – est aussi montrée du doigt. Mais les experts du Château de la Muette insistent sur deux points politiquement embarrassants pour le gouvernement: le smic, bien trop élevé à leurs yeux, et le passage aux 35 heures.

Baisse de la productivité

Les 35 heures ne sont pas citées en tant que telles dans le rapport. Pour expliquer les pertes de parts de marché, le rapport de l’OCDE insiste toutefois sur la baisse de productivité française. Si la productivité horaire des salariés compte parmi les plus élevées de l’OCDE, il y a eu, en France, «un recul prononcé du nombre d’heures travaillées», souligne le rapport, «recul tout juste compensé par des gains de productivité horaire».

D’après les auteurs du document, le passage aux 35 heures généralisées en 2000 expliquerait une bonne partie du décrochage français.

L’OCDE ne pouvait pas dénoncer plus directement la semaine de 35 heures, qui, malgré ses aménagements, reste la règle en France. «L’écart de niveau de vie entre la France et les pays les plus riches de l’OCDE tient largement à la sous-utilisation du facteur travail…», ajoute l’organisation économique.

Comparés à leurs voisins européens, qui sont leurs concurrents directs, les Français ne travaillent pas assez, et lorsqu’ils travaillent, ils sont trop payés pour ce qu’ils font, estime en résumé l’OCDE. Le salaire minimum est «de 80 % plus élevé que dans la moyenne des pays de l’OCDE». C’est, pour l’organisation économique internationale, l’un des principaux obstacles à l’emploi des jeunes.

«Ajustement par le haut»

À l’inverse de l’Allemagne, les salaires ont augmenté plus vite que la productivité, ce qui a détérioré la «compétitivité coût» relative de la France. La crise, qui a servi de détonateur dans le sud de l’Europe, n’a pas abaissé le coût du travail en France, au contraire. Ce qui explique la dégradation continue du solde commercial, jusqu’à ces derniers mois. «Les salaires horaires réels ont baissé en 2008, puis sont repartis à la hausse dès 2009, alors que la productivité horaire continuait de baisser, rappelle l’OCDE. Cela affecte les parts de marché de la France en Europe comme dans les marchés tiers, mais aussi plus globalement l’attrait de la France pour les investisseurs.»

Si la France refuse de baisser les salaires, ce qui paraît compréhensible politiquement – même aux yeux de l’OCDE -, elle doit faire «un ajustement par le haut» pour accroître sa productivité. Cela signifie travailler plus et mieux pour fabriquer des produits plus innovants, plus compétitifs, à haute valeur ajoutée. «En comparaison internationale, les efforts français en matière de recherche et de développement sont faibles, déséquilibrés et peu efficaces», note l’OCDE.

Perte rapide des compétences

Il y a surtout urgence à agir sur l’éducation des enfants et la formation des adultes, dit l’OCDE, qui déplore une perte rapide des compétences en France. Non seulement elle ne cesse de perdre des places dans les enquêtes (Pisa) de l’OCDE sur le niveau scolaire des enfants de 15 ans, mais elle est en queue de peloton pour ce qui concerne les compétences des adultes, passées au peigne fin par l’organisation depuis cette année, dans ses nouvelles enquêtes (PIAAC).

L’Éducation nationale a beau être l’un des principaux budgets de l’État, elle a visiblement failli à sa tâche. «L’école ne joue plus son rôle d’ascenseur social. La France est l’un des pays où l’origine sociale des parents a le plus d’impact sur les performances scolaires des enfants, regrette Anguel Gurria, le secrétaire général de l’OCDE. C’est la même chose pour la formation: il y a beaucoup d’argent pour la formation professionnelle, 32 milliards d’euros en 2012, mais cet argent ne fait que creuser les inégalités scolaires.»

UDI page 2 / 5

Conclusion de l’OCDE: «la dégradation de la compétitivité française apparaît avant tout comme le symptôme des faiblesses économiques sous-jacentes de la France». Pour y remédier, l’organisation recommande à la France, non seulement de réformer sa fiscalité, son marché du travail, de mieux former ses jeunes et ses salariés, mais aussi de rendre son secteur public plus efficace, de renforcer la recherche et l’innovation, et d’accroître la concurrence dans les industries de réseau et le commerce de détail. Un travail de Sisyphe, en somme….

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s